Stress et peau : pourquoi le stress se voit sur votre visage ?

montre le lien refléxologie et peau soin visage

Pourquoi prendre soin de sa peau ne se résume pas à appliquer une crème

Parce que la peau ne fonctionne jamais seule.

Il y a une chose qui m’a toujours intriguée pendant mes séances de réflexologie.

Certaines personnes boivent suffisamment d’eau, appliquent consciencieusement leur crème tous les jours… et pourtant, leurs pieds absorbent instantanément le liniment que j’utilise pendant la séance.

À l’inverse, d’autres ont des pieds souples, confortables, alors qu’elles m’avouent en riant ne jamais mettre de crème.

Pendant longtemps, je me suis simplement dit :

« Elles ont la peau sèche. »

Et puis, en préparant mon CAP Esthétique, je me suis rendu compte que j’étais passée à côté de quelque chose d’essentiel.

Une peau ne manque pas toujours d’eau.

Elle peut très bien être correctement hydratée… mais ne plus réussir à retenir cette eau.

Autrement dit, le problème n’est pas forcément ce que l’on apporte à la peau, mais sa capacité à maintenir son équilibre.

Cette découverte m’a fait réfléchir.

Parce qu’en réalité, c’est exactement ce que j’observe depuis des années en réflexologie.

Le corps cherche en permanence à s’adapter.

Et lorsqu’il n’y arrive plus, il finit toujours par nous envoyer des signaux.

  • Parfois, c’est le sommeil qui se dérègle.
  • Parfois, ce sont les douleurs qui s’installent.
  • Parfois, c’est le mental qui ne s’arrête plus.
  • Et parfois… c’est la peau.

À retenir

La peau n’est pas toujours le problème. Elle est souvent l’un des messagers de l’équilibre global de notre organisme.

On réduit souvent le stress au sommeil… alors qu’il est beaucoup plus vaste

Quand une personne me dit :

« Je suis stressée. »

Je sais que nous allons probablement parler de sommeil.

De fatigue.

De charge mentale.

De ce petit vélo dans la tête qui ne s’arrête jamais.

Mais au fil des séances, je me suis aperçue que beaucoup d’autres choses changeaient également.

Certaines clientes me disent :

« J’ai l’impression d’avoir pris un coup de vieux cette année. »

« Je ne comprends pas, j’utilise pourtant de très bons produits. »

« Ma peau est devenue plus sensible. »

« J’ai de plus en plus de taches. »

Pendant longtemps, je voyais ces remarques comme un sujet complètement différent.

Aujourd’hui, je ne les vois plus du tout de cette manière.

La peau est un organe vivant

Cela paraît évident.

Et pourtant, on l’oublie souvent.

On parle beaucoup de peau en termes de beauté.

Beaucoup moins de son fonctionnement.

Pourtant, la peau est un véritable organe.

  • Elle nous protège.
  • Elle participe à notre système immunitaire.
  • Elle limite la perte en eau.
  • Elle nous défend contre les agressions extérieures.
  • Elle se renouvelle sans cesse.
  • Elle est capable de se réparer.

Bref…

Elle cherche, elle aussi, à maintenir son équilibre.

Et comme tous les autres organes de notre corps, ses capacités d’adaptation ne sont pas infinies.

Le regard de Magali

Plus j’avance dans ma pratique, plus je suis convaincue que la peau raconte souvent la même histoire que le reste du corps. Elle ne fait qu’exprimer, à sa manière, l’état de notre équilibre intérieur.

Une peau ne subit pas un seul stress

C’est probablement ce qui m’a le plus surprise pendant ma formation.

On parle souvent d’une « peau stressée », comme s’il n’existait qu’un seul type de stress.

En réalité, plusieurs mécanismes peuvent se superposer.

Le stress hydrique

C’est celui qui m’a permis de comprendre mes observations sur les pieds.

Contrairement à ce que l’on imagine, une peau déshydratée n’est pas toujours une peau qui manque d’eau.

Le problème vient souvent de sa capacité à la conserver.

Imaginez un mur de briques.

Les cellules représentent les briques.

Entre elles se trouve une sorte de ciment naturel composé principalement de lipides.

Lorsque ce ciment s’altère, l’eau s’échappe plus facilement.

La peau tiraille.

Elle devient inconfortable.

Les ridules paraissent plus marquées.

Boire de l’eau reste indispensable.

Mais cela ne suffit pas toujours.

Encore faut-il que la peau puisse la conserver.

Le stress oxydatif

C’est un mot que l’on entend partout.

Pourtant, il est rarement expliqué simplement.

Nos cellules produisent naturellement de l’énergie.

Comme une cheminée produit de la chaleur… elle produit aussi un peu de fumée.

Dans notre organisme, cette « fumée » correspond notamment à des molécules appelées radicaux libres.

Contrairement à leur réputation, ils ne sont pas mauvais.

Nous en fabriquons tous.

Ils participent même à certains mécanismes de défense.

Le problème apparaît lorsqu’ils deviennent trop nombreux.

Notre organisme possède heureusement une équipe de nettoyage : les antioxydants.

Leur rôle est de neutraliser l’excès de radicaux libres avant qu’ils n’abîment nos cellules.

Lorsque cette équipe est débordée, on parle de stress oxydatif.

Le stress environnemental

Notre peau s’adapte toute la journée.

  • Au soleil.
  • Au vent.
  • À la climatisation.
  • Au chauffage.
  • À la pollution.
  • Aux variations de température.
  • À certains cosmétiques.

À force d’être sollicitée, elle peut finir par perdre une partie de sa capacité d’adaptation.

Le stress émotionnel

C’est celui qui m’intéresse le plus.

Parce qu’il rejoint directement ce que j’observe en cabinet.

Le cerveau et la peau communiquent en permanence.

Lorsque notre système nerveux reste longtemps en état d’alerte, l’organisme concentre son énergie sur ce qu’il juge prioritaire.

Il cherche d’abord à nous protéger.

Certaines fonctions de réparation ou de récupération deviennent alors moins efficaces.

La peau n’échappe pas à cette règle.

Elle peut devenir plus sensible.

Plus réactive.

Récupérer moins vite.

Ou simplement perdre progressivement de son éclat.

À retenir

La peau est confrontée à plusieurs formes de stress en même temps. C’est leur accumulation qui peut progressivement altérer son équilibre.

Une bonne crème suffit-elle ?

La réponse est non.

Mais cela ne signifie pas qu’elle ne sert à rien.

C’est toute la nuance.

Prendre soin de sa peau ne consiste pas à choisir entre une bonne crème ou une bonne hygiène de vie.

Les deux sont complémentaires.

Notre peau est influencée par :

  • notre sommeil ;
  • notre alimentation ;
  • notre activité physique ;
  • notre exposition au soleil ;
  • notre niveau de stress ;
  • notre équilibre hormonal ;
  • notre environnement ;
  • mais aussi les soins que nous lui apportons.

Une crème ne remplacera jamais un sommeil réparateur.

En revanche, elle peut aider une peau fragilisée à retrouver de meilleures conditions de fonctionnement pendant que l’on agit aussi sur les autres leviers.

Pourquoi j’ai choisi d’élargir mon accompagnement

Certaines personnes m’ont demandé pourquoi, après plusieurs années consacrées à la réflexologie et à la gestion du stress, j’avais choisi de préparer un CAP Esthétique.

La réponse est finalement très simple.

Je ne change pas de métier.

Je poursuis exactement le même chemin.

J’ai simplement ajouté une nouvelle façon de comprendre le corps.

Pendant des années, j’ai accompagné l’équilibre intérieur.

Aujourd’hui, j’ai aussi envie d’accompagner ce que cet équilibre raconte à l’extérieur.

Pas parce que la skincare est à la mode.

Mais parce que je suis convaincue que l’on ne peut pas dissocier le corps de la peau.

Mon objectif n’est pas de lutter contre le temps

Je n’ai pas de recette miracle.

Je ne crois pas aux promesses de peau parfaite.

En revanche, je crois profondément que notre organisme possède d’incroyables capacités d’adaptation.

Je crois aussi qu’il nous envoie régulièrement des messages lorsque ces capacités commencent à s’épuiser.

  • Une douleur.
  • Un sommeil plus léger.
  • Une fatigue persistante.
  • Une peau qui change.

Mon métier n’est pas de faire disparaître tous ces signaux.

Il est d’essayer de les comprendre.

Puis de vous aider à retrouver, progressivement, les meilleures conditions pour que votre corps… et votre peau… retrouvent leur équilibre.

Magali Miguel

C’est dans cet esprit que mes soins évoluent aujourd’hui.

Toujours avec la même envie : comprendre le corps dans son ensemble pour vous proposer un accompagnement cohérent, personnalisé et profondément humain.