Stress ou angoisse : deux vécus différents, des approches complémentaires

Deux vécus qui peuvent se ressembler, mais dont les mécanismes et les accompagnements ne sont pas tout à fait similaires.

J’ai la chance de travailler avec une collègue, Audrey, qui est aussi mon amie, avec laquelle nous partageons beaucoup de choses… et parfois des clients !

Audrey aide les personnes à sortir de l’angoisse. Personnellement, je les accompagne dans la gestion de leur stress… Pareil ? Pas vraiment…

Stress ou angoisse : les mots comptent

Audrey comme moi recevons des clients qui se disent stressés alors qu’ils sont angoissés, et inversement.

Alors je dirais d’abord : peu importe la vraie définition, en tant que professionnelles, nous allons utiliser vos mots — et vos maux — pour vous accompagner sur votre problématique.

Mais en réalité, les causes et les méthodes pour soulager l’angoisse et le stress ne sont pas tout à fait similaires. C’est au détour d’une cliente partagée que nos approches différentes se sont avérées… très complémentaires.

Deux mécanismes qui se ressemblent parfois

Définition de l’angoisse, selon le dictionnaire Larousse : « Grande inquiétude, anxiété profonde née du sentiment d’une menace imminente mais vague : Passer une nuit d’angoisse. » Cela peut aussi être un « sentiment pénible d’alerte psychique et de mobilisation somatique devant une menace ou un danger indéterminés et se manifestant par des symptômes neurovégétatifs caractéristiques (spasmes, sudation, dyspnée, accélération du rythme cardiaque, vertiges, etc.). »

Définition du stress, selon ce même dictionnaire : « État réactionnel de l’organisme soumis à une agression brusque. »

Le stress et l’angoisse se ressemblent parfois dans leurs manifestations, mais ils ne se déclenchent pas toujours de la même manière.

Le stress est un mécanisme de survie naturel — et obligatoire ! L’angoisse, elle, est une réaction de peur ou d’alerte qui peut apparaître sans danger clairement avéré.

Autrement dit, le stress se déclare lorsque le danger est imminent ou présent. L’angoisse, au contraire, se manifeste en présence de la crainte d’un risque potentiel.

Comment apaiser l’angoisse et gérer le stress ?

Pour l’angoisse : comprendre les mécanismes déclencheurs

Apaiser une angoisse peut se faire de différentes manières. L’un des leviers, entre les séances, est de comprendre ses mécanismes déclencheurs.

L’angoisse peut être engrangée par une situation initiale au cours de laquelle le cerveau a associé un bruit, une image ou un ressenti à un événement traumatisant ou même gênant.

Dans ce cas, identifier les facteurs environnementaux, émotionnels, relationnels ou contextuels de l’angoisse peut faciliter la déconnexion du cerveau de cet élément déclencheur.

Pour le stress : aider le corps à revenir au calme

Pour le stress, la situation est différente… En temps normal, il est déclenché par une situation d’urgence : vous allez traverser la route et un véhicule arrive à toute vitesse.

Le stress — c’est-à-dire l’adrénaline et le cortisol — est alors déclenché dans le corps pour vous permettre de reculer rapidement et de vous mettre en sécurité.

Une fois le danger passé, les taux redescendent progressivement et le stress repart… la situation de danger n’est plus présente.

Dans la société actuelle, nous sommes constamment hypersollicités. Aussi, tout devient facilement une situation d’urgence : de la plus anodine — une notification sur un smartphone… — à la plus angoissante — revivre un traumatisme en permanence —, en passant par les situations de surproduction personnelle, d’exigence ++ ou de besoin de tout faire…

Apaiser son stress devient alors compliqué… Il existe des solutions naturelles et évidentes — comme supprimer les notifications 😉 — qui ne sont pas toujours si faciles à mettre en œuvre quand on se sent « obligé » de…

Alors on va travailler différemment : objectif : activer le système parasympathique !

Comme le nom ne l’indique pas, c’est pourtant celui qui est sympa, qui calme ! Le système nerveux autonome fonctionne en juste équilibre entre le système sympathique et parasympathique : quand le premier aide à courir, le second aide à dormir…

Quand le système parasympathique est activé, le rythme cardiaque diminue, le calme revient, le système digestif se remet en marche normale, les tensions se… détendent 🙂

Alors il existe plusieurs moyens d’activer son système parasympathique : si la méditation et la cohérence cardiaque ont leurs propres études scientifiques qui démontrent leurs bienfaits dans la durée, toute activité de calme peut également aider : lire, marcher tranquillement, se faire masser… ou bien évidemment recevoir une séance de réflexologie au cours de laquelle on va stimuler directement les terminaisons nerveuses*.

Là où la gestion du stress et de l’angoisse deviennent complémentaires

Mais alors me direz-vous, pourquoi parler de l’angoisse et du stress quand finalement respirer suffit… Parce qu’on est tous différents et ce qui convient à l’un n’est pas forcément ce qui convient à l’autre.

Nous ne sommes pas tous prêts à méditer pendant 1h par jour… et heureusement, le cerveau a d’autres moyens à sa disposition : des ressources…

Des ressources, le corps en dispose à tout moment. Mais parfois, le cerveau les oublie : enfin, c’est plutôt le mental qui prend le dessus : le travail, la charge mentale, l’inquiétude… et qui fait oublier qu’on a tous en nous des ressources de bien-être qui vont activer le système parasympathique.

Si pour certains, c’est une évidence — un footing, un bon livre, une sieste, un dîner entre amis… — pour d’autres qui se sont oubliés, c’est plus difficile.

Alors l’idée est de prendre quelques secondes pour se les remémorer :

Qu’est-ce que vous avez fait aujourd’hui qui vous a fait du bien ?

Qu’est-ce qui vous a fait sourire ?

Qu’est-ce qui vous a calmé ? Même quelques secondes…

Le noter, c’est en prendre conscience. En prendre conscience, c’est reconnecter son cerveau à son bien-être. Et reconnecter son cerveau, c’est gérer son stress…. CQFD 🙂

Quand les petites tâches interséances font la différence

Alors, avec Audrey, nous avons alimenté une super application mobile : Myndlee. Grâce à cela, nos clients disposent d’un journal de bord sur lequel ils peuvent indiquer très facilement leur humeur du jour — et plein d’autres trucs à découvrir.

Et donc quand Audrey vous demande de le remplir, ce sont les jours down, pour identifier les facteurs d’anxiété. Et quand je vous demande de le remplir, ce sont les jours « heureux », pour remettre en service les ressources internes et laisser le plaisir au cerveau de savourer son bien-être… tout simplement !

Alors sur Myndlee ou sur n’importe quel bout de papier, dans sa tête ou partagé, prendre soin de soi, de son stress et de son anxiété, c’est finalement tout le contraire et complètement complémentaire…

* La réflexologie s’inscrit dans une démarche de bien-être complémentaire. Elle ne remplace pas un avis médical, un diagnostic, un traitement ou un suivi psychologique. En cas de symptômes intenses, inhabituels ou persistants, consultez un professionnel de santé.